Macbeth
Shakespeare, William, 1564-1616
French
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Below is a summary of Macbeth
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OEUVRES COMPLÈTES DE
SHAKSPEARE
TRADUCTION DE
M. GUIZOT
NOUVELLE ÉDITION ENTIÈREMENT REVUE
AVEC UNE ÉTUDE SUR SHAKSPEARE
DES NOTICES SUR CHAQUE PIÈCE ET DES NOTES
Volume 2
Jules César.
Cléopâtre.—Macbeth.—Les Méprises.
Beaucoup de bruit pour rien.
PARIS
A LA LIBRAIRIE ACADÉMIQUE
DIDIER ET Ce, LIBRAIRES-ÉDITEURS
35, QUAI DES AUGUSTINS
1864
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MACBETH
TRAGÉDIE
de
WILLIAM SHAKESPEARE
NOTICE SUR MACBETH
En l'année 1034, Duncan succéda sur le trône d'Écosse à songrand-père Malcolm. Il tenait son droit de sa mère Béatrix, filleaînée de Malcolm: la cadette, Doada, était mère de Macbeth, qui setrouvait ainsi cousin-germain de Duncan. Le père de Macbeth étaitFinleg, thane de Glamis, désigné sous le nom de Sinell dans la tragédieet dans la chronique de Hollinshed, d'après l'autorité d'HectorBoèce, à qui a été emprunté le récit des événements concernantDuncan et Macbeth. Comme Shakspeare a suivi de point en point lachronique de Hollinshed, les faits contenus dans cette chronique sontnécessaires à rappeler; ils ont d'ailleurs en eux-mêmes un intérêtvéritable.
Macbeth s'était rendu célèbre par son courage, et on l'eût jugéparfaitement digne de régner s'il n'eût été «de sa nature,» dit lachronique, «quelque peu cruel.» Duncan, au contraire, prince peuguerrier, poussait jusqu'à l'excès la douceur et la bonté; en sorte quesi l'on eût pu fondre le caractère des deux cousins et les tempérerl'un par l'autre, on aurait eu, dit la chronique. «un digne roi et unexcellent capitaine.»
Après quelques années d'un règne paisible, la faiblesse de Duncanayant encouragé les malfaiteurs, Banquo, thane de Lochaber,chargé de recueillir les revenus du roi, se vit forcé de punir un peusévèrement (somewhat sharpelie) quelques-uns des plus coupables,ce qui occasionna une révolte. Banquo, dépouillé de tout l'argentqu'il avait reçu, faillit perdre la vie, et ne s'échappa qu'avecpeine et couvert de blessures. Aussitôt qu'elles lui permirent de serendre à la cour, il alla porter plainte à Duncan et il détermina enfincelui-ci à faire sommer les coupables de comparaître; mais ils tuèrentle sergent d'armes qu'on leur avait envoyé et se préparèrent à ladéfense, excités par Macdowald, le plus considéré d'entre eux, qui,réunissant autour de lui ses parents et ses amis, leur représentaDuncan comme un lâche au coeur faible (taint hearted milksop),plus propre à gouverner des moines qu'à régner sur une nation aussiguerrière que les Écossais. La révolte s'étendit particulièrement surles îles de l'ouest, d'où une foule de guerriers vinrent dans le Lochaberse ranger autour de Macdowald; l'espoir du butin attira aussid'Irlande un grand nombre de Kernes et de Gallouglasses1, prêts àsuivre Macdowald partout où il voudrait les conduire. Au moyen deces renforts, Macdowald battit les troupes que le roi avait envoyéesà sa rencontre, prit leur chef Malcolm, et, après la bataille, lui fittrancher la tête.
Duncan, consterné de ces nouvelles, assembla un conseil où Macbethlui ayant vivement reproché sa faiblesse et sa lenteur à punir,qui laissaient aux rebelles le temps de s'assembler, offrit cependantde se charger, avec Banquo, de la conduite de la guerre. Son offreayant été acceptée, le seul bruit de son approche avec de nouvelles
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