Search
Search by:

Language:



Title:

Author:

Keyword:

Library of Lost Books
Privately Published Books
Academic Papers & Technical Manuals



Browse By Title:

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


Browse By Author:

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


Fables de La Fontaine - Tome Premier

La Fontaine, Jean de, 1621-1695

French



Standard Print£10.00
Large Print£14.00

We will print you a perfectly bound paperback of your selected title and send it to you at your nominated address


Below is a summary of Fables de La Fontaine - Tome Premier

Jean de La Fontaine

FABLES

(1668 - 1694)

Livre I

Table des matières

Préface
A Monseigneur le Dauphin
Le Corbeau et le Renard
La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf
Les deux mulets
Le Loup et le Chien
La Génisse, la Chèvre et la Brebis en société avec le Lion
La Besace
L'hirondelle et les petits oiseaux
Le Rat de ville et le Rat des champs
Le loup et l'agneau
L'homme et son image
Le dragon à plusieurs têtes et le dragon à plusieurs queues
Les voleurs et l'Âne
Simonide préservé par les Dieux
La mort et le malheureux
La mort et le bûcheron
L'homme entre deux âges et ses deux maîtresses
Le Renard et la Cigogne
L'enfant et le maître d'école
Le coq et la perle
Les frelons et les mouches à miel
Le chêne et le roseau

Préface

L'indulgence que l'on a eue pour quelques-unes de mes fables me donnelieu d'espérer la même grâce pour ce recueil. Ce n'est pas qu'un desmaîtres de notre éloquence n'ait désapprouvé le dessein de les mettre envers. Il a cru que leur principal ornement est de n'en avoir aucun; qued'ailleurs la contrainte de la poésie, jointe à la sévérité de notrelangue, m'embarrasseraient en beaucoup d'endroits, et banniraient de laplupart de ces récits la breveté, qu'on peut fort bien appeler l'âme duconte, puisque sans elle il faut nécessairement qu'il languisse. Cetteopinion ne saurait partir que d'un homme d'excellent goût; jedemanderais seulement qu'il en relâchât quelque peu, et qu'il crût queles grâces lacédémoniennes ne sont pas tellement ennemies des musesfrançaises que l'on ne puisse souvent les faire marcher de compagnie.

Après tout, je n'ai entrepris la chose que sur l'exemple, je ne veux pasdire des anciens, qui ne tire point à conséquence pour moi, mais surcelui des modernes. C'est de tout temps, et chez tous les peuples quifont profession de poésie, que le Parnasse a jugé ceci de son apanage. Apeine les fables qu'on attribue à Ésope virent le jour, que Socratetrouva à propos de les habiller des livrées des muses. Ce que Platon enrapporte est si agréable, que je ne puis m'empêcher d'en faire un desornements de cette préface. Il dit que, Socrate étant condamné audernier supplice, l'on remit l'exécution de l'arrêt, à cause decertaines fêtes. Cébès l'alla voir le jour de sa mort. Socrate lui ditque les dieux l'avaient averti plusieurs fois, pendant son sommeil,qu'il devait s'appliquer à la musique avant qu'il mourût. Il n'avait pasentendu d'abord ce que ce songe signifiait: car, comme la musique nerend pas l'homme meilleur, à quoi bon s'y attacher? Il fallait qu'il yeût du mystère là-dessous, d'autant plus que les dieux ne se lassaientpoint de lui envoyer la même inspiration. Elle lui était encore venueune de ces fêtes. Si bien qu'en songeant aux choses que le Ciel pouvaitexiger de lui, il s'était avisé que la musique et la poésie ont tant derapport, que possible était-ce de la dernière qu'il s'agissait. Il n'y apoint de bonne poésie sans harmonie; mais il n'y en a point non plussans fiction, et Socrate ne savait que dire la vérité. Enfin il avaittrouvé un tempérament: c'était de choisir des fables qui continssentquelque chose de véritable, telles que sont celles d'Ésope. Il employadonc à les mettre en vers les derniers moments de sa vie.

Socrate n'est pas le seul qui ait considéré comme sœurs la poésie etnos fables. Phèdre a témoigné qu'il était de ce sentiment, et parl'excellence de son ouvrage nous pouvons juger de celui du prince desphilosophes. Après Phèdre, Avienus a traité le même sujet. Enfin lesmodernes les ont suivis: nous en avons des exemples non seulement chezles étrangers, mais chez nous. Il est vrai que lorsque nos gens y onttravaillé, la langue était si différente de ce qu'elle est qu'on ne lesdoit considérer que comme étrangers. Cela ne m'a point détourné de monentreprise: au contraire, je me suis flatté de l'espérance que si je necourais dans cette carrière avec succès, on me donnerait au moins lagloire de l'avoir ouverte.

Il arrivera possible que mon travail fera naître à d'autres personnesl'envie de porter la chose plus loin. Tant s'en faut que cette matière

Back
Your Defaults
Currency
Login
You are currently not signed in.

If you have an account with us already, please follow the link below to login. Click here to login

If you are a first time customer, an account will be created when you visit the checkout for the first time.

Listen here to our appearance on radio 5Live.

Terms and conditions
Limited Liability Partnership No. OC 317068
Vat No. 875 8524 74

Tel:+44 207 476 3561