Une Intrigante sous le règne de Frontenac
Caouette J.-B.
French
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Below is a summary of Une Intrigante sous le règne de Frontenac
J.-B. Caouette
Une Intrigante
Sous le règne de Frontenac
(Nouvelle)
[Illustration: Armes de Frontenac]
Québec
1921
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_Respectueusement dédié
à M. l'abbé Lionel Groulx,
Membre de la Société Royale du Canada._
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_Monsieur J.-B. CAOUETTE,
Conservateur des archives judiciaires,
Québec,
Cher monsieur,
Je vous renvoie votre manuscrit. Peut-être l'ai-je gardé un peu
longtemps. Il m'est arrivé au moment de mon départ pour l'Europe. Je
l'ai lu avec beaucoup d'intérêt.
Vous avez trouvé là un thème où la_ Nouvelle _s'est muée en véritable
roman. C'est assurément une noble entreprise que de remettre ainsi
devant le public quelques figures de notre histoire malheureusement trop
effacées.
J'accepte volontiers la dédicace de votre livre, si vous croyez que cela
puisse vous être utile.
Veuillez agréer, avec mes félicitations, l'expression de mes meilleurs
sentiments._
LIONEL GROULX, Ptre.
[Illustration: Monument de Frontenac]
[Illustration: Front.]
UNE INTRIGANTE SOUS LE
RÈGNE DE FRONTENAC
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Nous sommes à la fin d'août 1690. C'est le matin. Une brise légère
caresse le feuillage où la rosée brille encore sous les rayons du
soleil. Toutes les voix de la nature semblent s'unir pour célébrer à
l'unisson la puissance et la bonté du Créateur.
Le Château Saint-Louis, posté comme une sentinelle sur le rocher de
Québec, offre au regards de ceux qui l'habitent le plus gracieux
panorama que l'on puisse voir.
Debout, près d'une fenêtre ouverte de son palais, le gouverneur
Frontenac, le front soucieux, voit à cette heure d'un oeil indifférent
le spectacle grandiose que chaque matin il se plaît à contempler. Puis,
comme attiré par une force occulte, il s'approche d'une nouvelle et
magnifique gerbe de roses qu'une main inconnue place sur son pupitre,
depuis quelques jours.
Après avoir un instant rêvé devant ces fleurs, il se met à arpenter son
cabinet de travail en relisant une lettre, très injurieuse pour lui,
qu'une âme vile avait adressée de Québec à la comtesse de Frontenac, à
Paris, et que celle-ci à fait parvenir au comte avec cette note brève:
«Connaissant la noblesse de votre caractère et votre loyauté à mon
égard, je tiens à vous dire que j'ai pour l'auteur de la lettre
ci-jointe le plus profond mépris.
«Croyez à l'affection inaltérable de votre toute dévouée.»
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